Christine Burckhardt-Seebass, Mario Müller, Jean Daetwyler, Lance Tschannen, Andri Peer ( de g. à dr.)
Lors d’un colloque organisé au printemps de 1978 par la Commission Nationale Suisse pour l’UNESCO pour discuter sous la direction du président de la section culture, le professeur Andri Peer, des questions relatives à la musique populaire Suisse, il fut décidé de créer une "Communauté d’intérêt pour la musique populaire en Suisse". C’est ainsi que la Commission a donné suite à une recommandation de l’UNESCO (Paris) invitant les pays membres à s’engager davantage en faveur de la défense de l’héritage culturel national. En août déjà la première séance de dette communauté d’intérêt eut lieu. Voilà les projets que l’on jugea prioritaires:
- Création d’un centre de documentation pour la musique populaire ainsi qu’une collection d’instruments de musique.
- Création d’un répertoire de personnes et d’institutions actives dans le domaine de la musique populaire.
- Fondation d’une association pour la musique populaire en Suisse.
Un groupe de travail composé par Christine Burckhardt-Seebass, Jean Daetwyler, Andri Peer, Lance Tschannen, Emil Wydler et Mario Müller (Secrétaire général de la Commission Nationale Suisse pour l’UNESCO de 1976 - 1984) fut chargé de
- créer un questionnaire pour mettre sur pied un répertoire,
- rédiger un projet de statuts en vue de la fondation d’une éventuelle association pour la musique populaire en Suisse,
- organiser la troisième réunion plénière de la communauté d’intérêt en septembre 1979 à Vissoie (VS).
Les 22 / 23 septembre 1979 la Société pour la Musique populaire en Suisse (SMPS) fut fondée à Vissoie.
Lance Tschannen qui avait considérablement œuvré pour sa fondation fut élu président. Jusqu’à sa disparition prématurée en 1984 la SMPS avait réalisé ou projeté bon nombre de projets.
Citons un extrait de son discours présidentiel:
«Les pays communistes ont ces dernières années encouragé et soutenu considérablement leur musique populaire en faisant de cette culture un instrument de propagande permettant d’impressionner facilement un public international. Nous aurions intérêt d’opposer quelque chose à ces efforts sans toutefois instrumentaliser cette culture à de fins politiques. En ce qui concerne nos efforts dans le domaine de la promotion de l’image de la Suisse à l’étranger, il nous reste beaucoup à faire. Ne serait-il pas grand temps d’inclure le folklore authentique en vue de créer une image convaincante de notre pays et de contrecarrer ainsi cette Suisse-cliché qu’une publicité-pseudo folklorique a su générer à l’étranger. Dans ce domaine il s’agit bel et bien d’une véritable tâche culturelle que l’on ne peut pas confier aux amateurs.»
Grand nombre de journaux et de revues spécialisées ont mentionné la fondation de la Société pour la musique populaire en Suisse.
Lors de sa première assemblée générale les 60 membres de la SMPS de l’époque ont élu le premier comité pour les années 1980 - 1984: Lance Tschannen (président). Christine Burckhardt-Seebass (vice-présidente Suisse alémanique), Gion Antoni Derungs (vice-président des Grisons et du Tessin), Beat Halter (caissier) Mario Müller et Ernst Roth (secrétaire). En même temps les statuts ont été adoptés. But de la société est selon l’article 2 "la recherche, la promotion et la reconnaissance de la musique populaire dans la vie musicale du pays. Il est également souhaitable d‘associer les connaisseurs et experts intéressés à la réalisation des projets.
En outre l’assemblée a également décidé d’accepter l’invitation de la direction de la SUISA d‘incorporer le secrétariat de la SMPS au siège de la SUISA à Zurich. Cette institution s’était déclarée prête à confier le secrétariat de la SPMS à des collaborateurs de la SUISA (Ernst Roth et Teddy Tissot). En 1982 la SMPS a été inscrite au registre du commerce à Berthoud. En 2007 le siège a été transféré à Altdorf.
- ICTM
- Conseil Suisse de la Musique
- La Grenette de Berthoud
La SMPS s’est engagée avec succès pour obtenir la transformation du nom du «Grand Prix der Volksmusik» en «Grand Prix des volkstümlichen Schlagers». Ce qui fut accepté en Autriche et en Suisse, contrairement à l’Allemagne qui malheureusement a continué à utiliser cette dénomination ambiguë et prêtant aux malentendus. En 1990 la «Communauté d’intérêt pour la culture populaire» fut également fondée. Elle œuvre surtout pour une présence accrue de la musique populaire dans les médias.
En souvenir de Lance Tschannen
La mort trop précoce et complètement inattendue du premier président de notre société, Lance Tschannen, en 1984, nous a malheureusement contraints à renoncer à des projets en cours ou bien à les modifier. Ainsi il fallut que nous révoquions la réalisation du congrès international «tourisme et folklore» qui devait être effectué avec la coopération de l'UNESCO, parce que nous a manqué la compétence professionnelle et dynamique de notre président. Deux autres projets furent ajournés: «music minus one» (des enregistrements sur support sonore auxquels les élèves devaient ajouter la partie manquante), et le «bréviaire de musique populaire», un manuel avec un vocabulaire.
Lance Tschannen a contribué décisivement à la fondation de notre société. Mais surtout sa richesse d'idées et sa créativité dynamique étaient importantes. Lors de l'assemblée générale en 1985, Lance Tschannen a été nommé, de façon posthume, membre honoraire de la SMPS.
Notre secrétariat
A partir du 1980, le secrétariat a été géré par Ernst Roth jusqu'à sa retraite précoce de la SUISA en1993. Par la suite, Teddy Tissot a assumé cette fonction jusqu’à 1998, d'abord comme collaborateur de la SUISA et après en privé. Depuis 1998, notre secrétariat a été géré par Madame Monique Nydegger. Tony Wicky a été notre secretaire de 2002 à 2004. A partir de 2004 Hans Bucher, lic.phil., Churerstrasse 62, CH-8808 Pfäffikon, s'occupe du secrétariat de la SMPS.
